Le jeudi 02 octobre s’est déroulée l’édition 2025 de la Nuit du droit à l’occasion du 67e anniversaire de la Constitution.
Le CDAD68, en partenariat avec le Tribunal judiciaire et le Barreau, a participé à la reconstitution du procès d’une femme, Mme Catherine BASSLER, accusée et condamnée pour sorcellerie, le 30 avril 1630, à Bergheim.
Pourquoi ce média ?
L’Alsace a été particulièrement touchée par le phénomène des procès en sorcellerie, très nombreux durant la période du 16e au 17e siècle. Injustes, violents, et essaimant sur le territoire comme une trainée de poudre à certaines époques, les buchers qui ont laissé dans la mémoire collective une trace vivante, suscitant de nombreuses questions encore aujourd’hui.
Jouée dans une approche historique et incarnée par des avocats et partenaires de justice, la scène reconstituée s’est figée à plusieurs reprises, afin de laisser la place à Monsieur LESER, historien spécialisé, venu éclairer le public sur les croyances de l’époque et le contexte de ces procès servant d’exutoires : mauvaises récoltes, épidémies, famines… autant de phénomènes sociaux venant éclairer les enjeux de ces « procès en sorcellerie ».

La pédagogie de la comparaison incarnée dans un exemple concret à travers un cas historique local a fait le succès de cette édition. Comme un passage vers le temps présent, chaque intermède était aussi l’occasion pour les chefs de juridiction de présenter, en parallèle, le fonctionnement actuel de la justice et les garanties procédurales acquises. Le public a ainsi pu mesurer le chemin parcouru en matière de droits fondamentaux et la réalité historique derrière l’expression, souvent utilisée à tort, de « chasse aux sorcières ».
Evènement participatif, les juges et le bourreau ont été choisis parmi les personnes du public, qui se sont prêtées au jeu.

L’évènement a été très plébiscité, avec une centaine de personnes présentes et autant sur liste d’attente, les demandes de nouvelle représentation ont été nombreuses.
De nouvelles éditions sont donc à venir !

La sorcière, condamnée implorant la clémence du tribunal avec le soutien d’un ecclésiastique.
La clémence est obtenue : elle « mourra par l’épée » avant que son corps ne soit brulé.
